Merck a confirmé aujourd’hui qu’il ne poursuivra pas son étude EPOCH, l’un de ses deux derniers essais cliniques associés à son médicament prometteur pour l’Alzheimer, le verubecestat.

L’étude EPOCH évaluait l’efficacité du médicament chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer de légère à modérée. Merck a décidé d’arrêter les essais après qu’un comité de suivi externe a évalué le risque global et les avantages du médicament. Il a déterminé qu’il n’y avait «pratiquement aucune chance de trouver un effet clinique positif».

Par contre, Merck ne cesse pas toutes ses études en lien à ce médicament. Sur une note positive, la société poursuit son étude APECS, qui évalue les effets du verubecestat chez les personnes atteintes de maladie d’Alzheimer à un stade prodromal. Les résultats de cette étude sont attendus en février 2019, selon la compagnie.

À propos de Verubecestat

Le verubecestat est un inhibiteur de l’enzyme BACE1, qui pourrait théoriquement empêcher la production de protéines amyloïdes-bêta en bloquant l’activité interne de cette protéine.

Les protéines amyloïdes-bêta sont parmi les principales suspectes quand il s’agit de la maladie d’Alzheimer. Elles forment des plaques dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer et déclencheraient la maladie, bien que cette hypothèse n’ait pas encore été confirmée.

Le médicament a été utilisé dans un essai clinique de phase I en 2012 impliquant 32 patients vivant avec la maladie d’Alzheimer légère à modérée. Les résultats de cette étude ont récemment été publiés dans Science Translational Medicine.

Selon les auteurs, une dose quotidienne de verubecestat, administrée pendant une semaine, avait réduit jusqu’à 84% les niveaux de production de peptide amyloïde-bêta dans le liquide céphalorachidien.

L’étude APECS phase III permettra d’évaluer si cet effet biologique se traduit par un ralentissement du développement de la maladie d’Alzheimer.