Un nouveau biomarqueur de la maladie d’Alzheimer obtient de plus en plus de considération des chercheurs.

Son nom : TREM-2.

On le détecterait dans le liquide céphalorachidien plusieurs années avant que les symptômes de la maladie n’apparaissent… Et il permettrait en plus de prédire la vitesse de propagation de la maladie.

Ces conclusions proviennent d’une étude publiée récemment dans la revue Science Translational Medicine.

Les chercheurs allemands derrière ce travail ont étudié le cas de 127 individus de la cohorte DIAN (Dominantly Inherited Alzheimer Network). Tous sont porteurs d’une mutation génétique qui les condamne à développer un jour la maladie d’Alzheimer. Mais pour l’instant, aucun n’en a les symptômes.

L’équipe a évalué que le taux de TREM2 augmentait dans le liquide céphalo-rachidien 5 à 7 ans avant l’apparition des symptômes, soit après le relâchement de la protéine amyloide et de la protéine tau.

Cette estimation est importante parce qu’elle permet de déterminer la place de l’inflammation et de la réponse immunitaire dans la cascade des événements qui conduit à l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

TREM-2 est en effet un marqueur de la réponse immunitaire. Il est relâché par les  microglies dans le cerveau en réponse à la mort des neurones et à l’atrophie du cerveau.

La concentration de ce marqueur augmente de façon constante dans le liquide céphalo-rachidien, et pourrait donc permettre aux médecins de déterminer à quelle vitesse la maladie apparaîtra chez leurs patients.

Selon les chercheurs de l’étude, ce biomarqueur pourrait aussi servir à mesurer l’efficacité de médicaments qui s’attaquent aux causes initiales de la maladie.

Chose certaine, cette étude démontre qu’il faut considérer sérieusement la voie immunitaire dans la cascade des événements qui déclenchent la maladie d’Alzheimer.

Et qui sait, peut-être deviendra-t-elle même un jour une avenue thérapeutique…

Pour lire l’étude en question, cliquez ici.