Un style de vie équilibré, pour garder son cerveau en santé

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Si les premiers symptômes de la maladie apparaissent généralement dans la soixantaine, la maladie, elle, naît plusieurs années auparavant. Selon certaines estimations, les premiers changements dans le cerveau apparaissent de 15 à 20 ans avant l'apparition des premiers symptômes.

Avec les années, la recherche a permis d'identifier des facteurs de risque associés à la maladie d'Alzheimer.

Alors que certains cas d'Alzheimer sont directement liés à une question de génétique, d'autres proviennent de facteurs environnementaux, incluant le style de vie.

Cela dit, un ensemble de facteurs semblent être impliqués dans l'apparition de la maladie. Une prédisposition génétique combinée à des facteurs environnementaux pourraient expliquer pourquoi certaines personnes développent la maladie, et d'autres pas.


L'âge

Tous ne développeront pas nécessairement la maladie d'Alzheimer. Le risque d'être atteint par la maladie augmente toutefois avec l'âge. La vieillesse constitue d'ailleurs le facteur de risque le plus important pour celle maladie.

Environ 95% de tous les cas de maladie d'Alzheimer ont un début tardif, à partir de, ou après 65 ans.

 
dna-1388696_640Génétique

Le développement précoce de la maladie d'Alzheimer, dans la quarantaine, ne représente que 5% de tous les cas. Ceux-ci sont d'origine génétique, c'est-à-dire qu'ils originent d'une mutation sur un gène. Les gènes codant pour la protéine précurseur amyloïde (APP), la préséniline 1 (PSEN1) et la préséniline 2 (PSEN2) sont les suspects habituels, mais d'autres gènes sont aussi en cause, notamment le gène de l'apolipoprotéine E (APOE).

 

Réserve du cerveau

Les personnes ayant un niveau d'éducation supérieur ont moins de chances de développer la maladie d'Alzheimer. Les activités cognitives et stimulantes mentalement, telles que la lecture, les mots croisés, les casse-tête ou les jeux permettraient aussi de réduire le risque.

Les personnes engagée socialement et qui voient fréquemment des amis ou des membres de leur famille ont moins de chances de développer la maladie.

Ces activités stimulantes agiraient comme des facteurs compensatoires. Elles permettraient d'augmenter le nombre de connexions cérébrales. Bref, plus le cerveau est gardé actif, plus il reste loin des conséquences de la maladie d'Alzheimer.

 
running-1705716_640La santé cardiovasculaire

Le cerveau a besoin d'un flux sanguin continu pour fonctionner correctement. Si le sang circule moins bien dans le cerveau, le risque de développer la maladie augmente.

Par exemple, les personnes atteintes de diabète depuis la cinquantain ont un risque accru de 50% de développer la maladie d'Alzheimer.

De leur côté, les fumeurs augmentent de 50 à 80% leur risque de développer la maladie un jour.

L'hypertension, un taux de cholestérol élevé ainsi que l'obésité sont également associés à une plus grande probabilité de développer la maladie.

Vivre avec plusieurs de ces facteurs de risque dans la cinquantaine augmente encore plus la probabilité de développer la maladie d'Alzheimer plus tard par rapport à une personne qui ne vie qu'avec un seul de ces facteurs de risque.

D'autre part, les personnes qui pratiquent une activité physique régulière tout au long de leur vie, même à faible intensité comme la marche, réduisent leur risque d'environ 40%.

La consommation d'alcool légère à modérée est aussi associée à une diminution du risque de l'ordre de 30 à 40%

 
boxers-870337_640Les traumatismes cérébraux

Les personnes affichant un historique de blessures à la tête ont un risque plus grand de développer une démence de type Alzheimer. Ceci dit, des autopsies ont révélé la présence de dépôts amyloïdes chez 30% des personnes décédées peu de temps après avoir vécu un traumatisme au cérébral.

Les athlètes qui pratiquent un sport de contact comme la boxe, le football américain ou le hockey peuvent parfois développer une encéphalopathie traumatique chronique plus tard dans leur vie. Ils constituent également un groupe qui risque de démence.